| Liberté de Tony Gatlif |
| Écrit par Corinne Bénichou | |
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Les années 40, une famille tzigane dans un village français… Depuis Les Princes, avec un petit crochet du côté de ses origines algériennes : Exils, l’attachement du réalisateur au peuple Gitan est indéfectible. Il offre, aujourd’hui, un film bouleversant. Le personnage de Taloche (le benêt lié à la nature) représente la rage, la liberté, la sensibilité et surtout l’innocence de ces nomades. Après Maelstrom, Les Invasions barbares et Munich, entre autres, Marie-Josée Croze est Mademoiselle Lundi à la fois institutrice et employée de mairie. Son partenaire Marc Lavoine est Théodore, le maire du village. Leurs prestations tout en finesse rend un bel hommage aux Justes. Certains ont eu la chance d’en rencontrer. Pour les 500 000 autres qui ont croisé la route des collabos ou des nazis, malheureusement, ce sont les camps de concentration qui les attendaient. Quoi de plus frustrant que d’être jugé et condamné sur sa naissance ou sur sa religion. Cette œuvre humaniste, de par la sobriété que le cinéaste a employé pour montrer la tourmente, allie une musique festive à des sentiments à fleur de peau. Dans la veine des films comme Train de vie de Radu Mihailéanu et Ararat d’Atom Egoyan, ce long métrage important est un hymne à la mémoire, une démarche nécessaire pour le respect et la dignité humaine. Durée : 1h51 Pour voir la vidéo de l'entrevue accordée par Tony Gatlif et Marie-Josée Croze pendant leur séjour à Montréal, en août dernier, dans le cadre du Festival des Films du Monde, cliquez sur une des images en haut de la page Accueil. |