| Casa Musicale du 30 octobre |
| Écrit par Arlette Andrieux et Corinne Bénichou | |
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Stage de tambours bata
Cette institution crée au début de l’année 1962 regroupe actuellement 109 artistes. C’est également une sorte d’académie supérieure des musiques et des danses traditionnelles cubaines de tous styles où des jeunes musiciens et danseurs du pays viennent pour parfaire leur éducation dans tous les styles de folklore. À l’occasion de sa venue en France, l’association Trempolino propose une rencontre avec Alberto Villaréal autour des percussions afro-cubaines. Ce stage est essentiellement destiné aux musiciens qui ont une pratique avancée des tambours batas. Chacun d’entre eux a déjà fait un séjour à Cuba chez ce musicien ce qui leur permet d’avoir une vision très complète de la culture Yoruba. Les tambours bata sont les instruments principaux des rituels des esclaves originaires du Nigéria. Avec les chants, ils permettent la transe de possession des initiés par les dieux de la religion afro-cubaine dite santeria. Les tambours se déclinent par trois. Le plus petit appelé l’okolo (l’enfant) joue les rythmes de base, l’itotélé (le père) et le plus grand l’iya (la mère) entretiennent un dialogue rythmique. L’iya est le plus important, il est toujours confié à un musicien expérimenté et c’est lui qui donne les directives. Roger Fixy, décédé récemment, fut le précurseur, pour la formation, de cette musique encore trop peu connue. C’est un vrai plaisir pour les oreilles et pour tout ce qu’elle peut transmettre. |