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Écrit par Stéphanie Larose
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Attention, il est à gager que l’artiste va encore vous déstabiliser… D’abord, par la proximité avec le précédent (Bélanger avait habitué le public à une pondaison plus lente, en moyenne, quatre à cinq ans d’écart), puis par la rupture nuancée entre les deux albums.
L’Échec du matériel était beaucoup plus sombre et se voulait dénonciateur du capitalisme ambiant. Les thématiques de Nous sont dans un écrin plus douillet et se dirigent plutôt vers une individualité optimiste. Ici, l’auteur compositeur conserve son goût pour la mélodie et revient avec sa poésie aussi forte que fluide. Le premier extrait radio, Reste, ouvre la voie aux autres chansons. Titre prémonitoire, puisque vous ne pourrez décoller l’oreille du début à la fin. L’interprète, lui, rassemble en chœurs les voix d’Amylie, Caracol, Marc Déry, Damien Robitaille et Julien Mineau sur Le Toit du monde et Si l’amour te ressemblait. L’asymétrie volontaire confère une saveur éclectique, libérée, étonnante. À n’en pas douter, la création (en co-réalisation avec Jean-François Lemieux) s’est faite dans le plaisir. Les saxophones ténor et baryton ainsi que la prédominance répétée de la section rythmique viennent secouer, salir pour ainsi dire, des reliefs qui pourraient s’avérer trop lisses. Sur fond résolument ‘pop’ ce dernier né n’a jamais été aussi ‘funky’. Vivement la scène pour mieux savourer encore ce disque ! DISQUES AUDIOGRAM/DISTRIBUTION SELECT |