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THÉÂTRE LA LICORNE 4559, Papineau (514) 523-2246 www.theatrelalicorne.com
Jusqu’au 19 décembre à 20 heures. De Fabien Cloutier, Yvan Bienvenue, André Marois, Simon Boulerice et Jean-Philippe Baril-Guérard. Avec Dave Jenniss, Caroline Tanguay, Francesca Barcenas, Julie Carrier-Prévost, Jean-Philippe Baril-Guérard, Paul-Patrick Charbonneau et Guy Vaillancourt.
Un événement annuel programmé après les sorcières de l’Halloween et avant la frénésie du temps des Fêtes. Après quinze ans, La Licorne remporte son pari d’entrer dans la tradition avec ses Contes urbains. En assistant à ce rendez-vous montréalais, un seul regret après tout ce temps, personne n’a songé à servir aux spectateurs un grand bol de lait chaud à la cannelle ! L’édition 2009 gravite autour du thème de Noël en reprenant l’art ancestral du conte oral. Mise en scène minimaliste, presque dépouillée de costumes et autres artifices si ce n’est de l’intervention musicale du duo Ekotones qui ponctue les monologues de façon inusitée, intelligente et instinctive. L’ensemble des conteurs fait écho aux réunions de fin d’année : Hétéroclite et inégal. Dave Jenniss ouvre le bal en plongeant l’auditoire, d’un ton convainquant, dans les racines autochtones. Sourires et grincements de dents en réponse. Caroline Tanguay joue habilement entre l’horreur et la légèreté d’un certain choix maternel impossible. Les sourcils volubiles de Francesca Barcenas suffisent, presqu'à eux seuls, à rendre le public hilare devant l’absurde du trop bio. Cerise sur le gâteau, l’improbable Julie Carrier-Prévost achève l’audience et porte la dilatation de la rate au bord de l’explosion en contant une version alternative du célèbre Flashdance. Entracte annoncée, alors que la barre est mise bien haut. Le retour aux conteurs s’essouffle, comme un oncle dans ces fameuses réunions familiales après trop de tourtière ou trop de whisky. Joli mais maladroit, le conte narré par Jean-Philippe Baril-Guérard, qui incarne un coursier à vélo en pleine tempête de neige. Poignant et rempli de bonne volonté, mais sans rigueur ni recul ce que crache et pleure Paul-Patrick Charbonneau. Quant à Guy Vaillancourt, il termine en conquérant doucement le public, grâce à une ouverture enjouée concernant la petitesse de son… Par chance, les Ekotones renforcent cette deuxième partie plus faible. Dans toute fête, vous avez des moments charmants et d’autres dont vous vous passeriez volontiers. Malgré tout, il serait tout de même dommage de manquer une occasion délicieuse de vous faire, pour le plaisir, conter des histoires. |